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SPI Ouest France – 8,9 et 10 octobre 2021

SPI Ouest France – 8,9 et 10 octobre 2021

Encore une course annoncée avec très peu de vent, mais très fort coefficient de marée.

Vendredi 8 octobre vers 11h, départ de la 1ère manche pour un tour complet dans la baie de Quiberon.
Au passage de la bouée au vent, nous sommes 1er en réel, c’est bien parti (eh non, on apprendra qu’il y a un Mach 45 qui cours dans notre classe !). Puis descente sous spi pour traverser la baie de Quiberon. Au passage de la marque, le courant s’inverse (108 de coef..), le vent commence à tomber. On comprend qu’il va y avoir un gros passage à niveau, soit tu passes, soit tu ne passes pas et les premiers ne seront pas récupérables. Ouf, on passe en 4ème et remontée au près vers l’île de Meaban . On finira 4ème en temps compensé et 23 bateaux ne seront pas classés car hors temps !

Samedi 9 octobre : Peu de vent, c’est très instable et le comité met beaucoup de temps à nous lancer.
1er manche, on va faire une grosse boulette (une absence !) et faire un gros écart de route sous spi. Puis remontée au près, avec une zone sans vent à passer. C’est compliqué… on n’avance pas… on finit péniblement 15ème.

2ème manche, départ sous spi, on part bien, au bon endroit mais on va traverser une zone avec plein d’algues. On perd un peu de vitesse, on nettoie, l’hémorragie passe…. Mais lors de la remontée au vent, on a un gros souci de vitesse et on n’arrivera pas à ôter les algues prises dans notre quille. On finira 22ème. Passé la ligne d’arrivée au moteur (en mode bourrin), on fait une marche arrière : on  dégage pas loin de 4m de cheveux d’algues !
Il y a des jours, ou il vaut mieux rester à terre…

Dimanche 10 octobre : Dernière manche. Départ au reaching, on préfère rester sous génois (on perd un peu sur nos concurrents habituels mais on gagne aussi sur de nombreux bateaux qui ont envoyé des voiles plus grandes), puis descente sous spi, et remontée au près. Le bateau va bien, on grimpe et on récupère les bateaux de devant. Papillon, l’autre JPK10.10 avec qui on se bat est en ligne de mire… mais c’est sans compter sur un Multi 2000 qui a décidé de faire une course contre nous et de venir nous chercher en permanence et jusque sur la ligne d’arrivée. On finit 2ème à 30 secondes de Papillon !

 4 / 15 / 22 / 2 : Résultat 9ème sur 39. La journée de samedi nous aura coûté très chère !

Félicitions au JPK 10.10 Papillon (de nos amis Alain et Jean-Marc) qui a chaque manche ont fait mieux pour gagner la dernière.

 

Atlantique Télégramme : vendredi 17 au dimanche 20 septembre

Atlantique Télégramme : vendredi 17 au dimanche 20 septembre

Une météo annoncée avec très peu de vent et cela va se confirmer. Cela tombe bien, il faut que l’on travaille dans les petits airs et il y a du niveau. 15 bateaux en double.
David a une contrainte familiale, je suis à nouveau accompagné de Jérôme CROYERE.

Vendredi :
Départ de la 1ère manche à 14h : 6 nœuds de vent. On passe la 1ère marque en 6ème position. Sur le bord de reaching de 2 miles, on reste sous génois, certains sont sous petit spi asymétrique A5, mais il n’y a pas de gain sauf quand le vent tourne légèrement, puis envoi du grand Spi S2 pour aller sur l’arrivée. On finira 5ème et 4ème en temps compensé.

Départ de le 2ème manche à 16h25 : toujours peu d’air. Sur le 1er bord, nous ne sommes que 2 bateaux à privilégier la droite du parcours, on est venu chercher une bascule. On l’a ! 2ème au passage de la première marque, puis sur les 2 miles de reaching, on envoie le Code 0, tous les autres renvoient encore leur A5 (mais ce n’est pas la bonne voile, ils sont sous la route), on va prendre la 1ère place et de l’avance. Puis envoi du grand spi S2, direction la ligne d’arrivée. Nous sommes à environ 1,5 miles de l’arrivée, le vent tombe complétement et on voit les bateaux revenir à gauche à droite. On en retouchera le vent qu’une fois qu’ils seront sur nous, or pour relancer dans ce temps là…. Les bateaux nous ont doublés. On finira en temps compensé 6ème, un peu dépité !

Samedi :
Départ retardé pour cause de manque de vent. Finalement, on part vers 11h30 pour un tour de Groix. On a le courant de face, on va chercher à se protéger le long de la cote. Pas la bonne option. Ceux passer au large auront plus d’air. Au passage de la pointe de Pen Men, nous sommes 6ème et les 2 autres JPK 10.10 sont juste devant. Top, on va se faire 1h de course avec de bons repères. On revient assez vite et là c’est 3 JPK 10.10 côte à côte, à celui qui va prendre le dessus. A la dernière marque, avant qu’ADHOC ne s’engage, je cherche à lui fermer la porte (mais il faut le dire à ton équipier .. !), je lofe mais le bateau est mal réglé et résultat, il arrive à s’engager. Puis direction l’arrivée, on finira 5ème en temps compensé.

Dernière manche, très courte. Au passage de la 1ère marque, on n’est pas bien placé. On envoie à nouveau le S2, direction la rade Lorient en laissant le chanel sur notre droite. Peu d’air, c’est dur, il faut sans cesse lofer pour relancer le bateau. Jérôme va surveiller sa tablette pour me permettre de serrer au plus près les cailloux. On récupère les bateaux, un par un… et sur la ligne d’arrivée, on finira la Delphinière dans le tableau arrière d’un bateau. 5ème à nouveau au général. On s’est bien récupéré !!!

Dimanche :
Toujours peu de vent. Au passage de la marque au vent, on passe 4ème, puis grande descente sous spi, où petit on grappille des mètres. Juste avant l’affalage, même position que la dernière fois avec ADHOC, mais là Jérôme et moi communiquons. Et hop… la porte est fermée, puis direction la ligne d’arrivée au près, on ne va pas lâcher les gros rating, distancer les autres… 3ème en compensé.

Dernière manche, un petit bord de près, un petit bord de spi… On finira 5ème en compensé.

Le bilan :
Qu’est-ce que l’on est content de notre nouvel S2. Enfin, on grapille des mètres. (Avant on limitait les dégâts et c’était très compliqué dans peu d’air). Merci Technique Voile pour cette nouvelle voile.
On finit 4ème au pied du podium et 1er des JPK 10.10.

Félicitions :

  • à LEON (JPK 10.30) qui a quasiment tout le temps été au bon endroit sur les bords de près.
  • à CELTICS (JPK 9.60), une mobylette dans ce petit temps
  • à GALATHEE (A35), pour le cap au près sur cette mer plate (intouchable)

 

Nuit des îles du Ponant

Nuit des îles du Ponant

David ne peut être là, c’est François MORICEAU (un fin connaisseur du JPK 10.10) qui m’accompagne.

Nous devions partir pour une petite course de 120 miles entre les îles de Houat – Hoëdic – Belle-Ile et Groix.

A la vue de la météo, le comité de course avait décidé, dès le vendredi, de raccourcir le parcours à 80 miles, car très peu de vent annoncé.

Et en fait, on ne va faire que 40 miles, laborieusement ! avec 7 à 1 nœuds de vent tout le temps….

Départ, le samedi à 10h, à la sortie de la Trinité-sur-Mer, route vers la bouée de la Recherche (vers la pointe de Saint Gildas de Rhuys) , tous sous A3 ou code 0, en fonction de notre angle de vent. Déjà les vents ne sont pas les mêmes à 300m près. Nous devions privilégier la cote mais notre départ au 1er tiers au bateau ne nous le permet pas et cela passe mieux à la côte (on doit passer 4 ou 5ème des doubles en réel)

Passé, la bouée, pas dans les premiers, on voit qu’entre Houat et Hoëdic, il y a plus de vent que prévu, on va se positionner le plus à droite de tout le toute la flotte.Super option, on va faire pendant 10 minutes une moyenne à plus de 6 nœuds avec 9/10 nœuds de vent. On sera les seuls et cela nous permet de recoller au paquet de tête (3eme des doubles en réel)

Passé les Grands Cardinaux (pointe Est de Hoedic), nous sommes toujours avec les plus gros ratings ( HEY JUDE, Ktoutch ktoutch Nougat et Juzzy) c’est plus ou moins une route directe, peu de vent, on va chercher à serrer un peu Belle-Île (il y a un peu plus d’air). Le tour sud de Belle-île se passe pas mal, nous sommes toujours 3eme en réel des doubles et on creuse un peu avec les bateaux de derrière. Il est 22h, nous avons parcouru à peine 30 miles en 12h (merci au courant car sinon on en aurait fait moins !) et la nuit tombe.

Les fichiers météo nous indiquent qu’il n’y a pas de vent au large, on préfère rester à la côte, se disant que si le vent tombe encore, on pourra plus facilement se protéger du courant.

A l’approche de la point Ouest de Belle-Ile, on voit les premiers équipages être obligés de partir au large car le vent refuse. Mieux positionner, on va tout faire pour tenir et éviter de faire trop de route.

Mais la route va être longue, on tombe dans une bulle qui va nous faire avancer à moins d’un nœud pendant 3h !!! alors que plus au large il conserve un de pression au vu des vitesses à l.AIS.

Entre le groupe de tête et nous, au milieu, on voit passer JUZZY (Thomas Bonnier) et LAZY BOY (Yann GAPAIS), qui ont trouvé un couloir qui les fait monter en route directe à 4 nœuds vers la gline d’arrivée qui a été raccourcis.

On passera péniblement la ligne d’arrivée vers 3h. La flotte derrière qui nous aura récupéré et nos 2 compères passer dans un tour de souris qui nous aurons mis quasiment 2h !

Au final, on finira 6ème sur 16 bateaux.

A part la mauvaise option après la pointe du talus et une mauvaise analyse de la situation sous Belle ile et un peu de mal chance la plus grosse erreur est d’être parti avec un certificat iRC à 4 spi qui nous fait perdre 2 places car le 4ème,5ème et nous, sommes en moins 1minutes sur 17h de course.

 

Fastnet Race – Notre course

Fastnet Race – Notre course

Départ, le dimanche 8 août de Cowes. Pour le Fastnet. La course au large, la plus ancienne et réputée la plus dure. (elle va être à la hauteur de ce que l’on en dit).
Groupe IRC 4 et Double.

C’est notre première Fastnet en duo et la mise en jambe est de taille. Les premières 24h s’annoncent salées….. 30 nœuds, une mer cassante,… bref, on part à 10h du ponton avec un gros repas dans le ventre car on ne va pas manger correctement pendant ces 24h.

Départ 12h, dans le Solent (baie sud Angleterre), en retard sur la ligne, mal positionnés, à cause d’un problème d’accroche de notre voile d’avant. Nous sommes sous solent et GV 1 ris (28 nœuds, rafales à 32). Certains ont pris 2 Ris, d’autres ont aussi mis leur ORC (toute petite voile d’avant). Ce n’est pas si grave, avec un bon travail, on arrive à sortir des Needles, avec la tête de notre flotte,

Puis, nous voici en manche, 3h que nous sommes partis, nous sommes trempés de la tête au pied… Première rotation de vent, on prend et on part vers les côtes anglaises pour se protéger du courant de face qui va arriver. Cela va être de la survie, toute la nuit. Au près, dans 30 nœuds. Le bateau va bien, va vite, (mais le pilote ne peut faire un travail correct), on va se relayer toutes les 2h à la barre, harnachés au bateau.

Dans la matinée, du 2ème jour, moins de vent, la mer s’aplatie un peu, on prend enfin le temps de respirer. On refait un point météo. On regarde, autour de nous, Léon (JPK 10.30) est juste devant et Aileau (une 1ère pour nous le JPK 10.80 est derrière). On a du réseau, on regarde notre position, nous sommes 1er IRC 4 et 2ème IRC Double. C’est réconfortant, on oublierait presque que l’on est trempés de la tête aux pieds. Dans la journée, nous nous sauvons avec le groupe de bateau IRC 3 (la taille au dessus…).

Puis, la 2ème nuit, c’est la négociation du passage des iles Scilly. Compliqué, le vent tombe vers minuit. Nous sommes encore le long des côtes, mais il faut descendre pour passer entre les 2 DST … guerre des nerfs, 2h sans vent… on voit certains bateaux repartir, puis s’arrêter. On va finalement sortir très bien à nouveau de ce passage.

Au petit matin, du 2ème jour, nous sommes dans la traversée de la mer Celtique, à naviguer avec des JPK 10.80, 10.30, SF 3600, voire même plus grand… bref pas avec les bateaux de notre groupe. Le vent s’oriente petit à petit, ce qui nous permet d’envoyer notre Code 0 sans câble Technique Voile #Laballe, les autres suivent, puis le vent forcit mais on ne veut pas les lâcher, alors « ils ont des ballast (lest rempli d’eau) et bien nous on va prendre un Ris ». 100 miles plus loin, à 4h du matin, à part un ou 2, nous les avons tous tenu. Rincés, à la limite du rouge, nous prenons notre position au passage du Fastnet. Toujours 2ème IRC Double, 1er IRC 4 en réel et compensé avec presque 1h d’avance sur le second et 30 milles d’avance sur le futur vainqueur.

C’est top (on aurait bien voulu voir le phare, tout de même !), mais la descente va être compliquée, moins d’air que nos poursuivants, ils vont grapiller tout le temps des milles. On sait déjà qu’il va nous falloir de la chance pour garder notre position, car cela part par devant et revient par derrière et nous nous sommes au milieu. Bref au milieu de 2 systèmes météo !

Retour et descente vers les iles Scilly, le 3ème jour. Super confortable sous grand Spi, enfin le bateau est à plat. On sera à une moyenne de 8 nœuds quand derrière, c’est du 10-12 nœuds…

Arrivée au milieu des DST et des Scilly, au matin du 4ème jour, on reprend notre position, nous sommes passés 3ème IRC Double et toujours 1er IRC 4, mais les bateaux se rapprochent. A la sortie des Scilly, les gros IRC double sont passés, la porte se referme pour nous. On va passer des heures à attendre du vent… et derrière, cela revient, revient… Puis on repart, mais pour aller à Cherbourg, nous n’avons plus d’autre choix que de faire du sud et de rallonger la route.

Au petit du matin du 4ème jour, nous sommes toujours avec les bateaux du groupe supérieur IRC3, que nous avons tenu tout le long, mais pour la première fois, on voit des bateaux de notre groupe, en visu… On comprend que c’est fait, nous sommes récupérés et c’est perdu. Nous ne sommes même plus 1er en réel (mais 4ième). Ils ont eu un vent différent, ils ont fait route directe alors que nous nous avons parcouru beaucoup plus de route dans cette derrière descente..

Un peu touché au moral, on se reprend et on va cravacher toute cette dernière matinée pour reprendre notre place de 1er en réel. Une bonne négociation des divers courants, le long du DST des Casquets, d’Origni, du Raz Blanchard, et au passage de la Hague, nous avons repris notre position de leader en temps réel. Un petit soulagement !

Pour les classements :

  • 116ème en temps et 30ème en temps compensé sur 314 bateaux. (9ème au Fastnet toutes classes confondues)
  • 5ème en IRC Double sur 59 bateaux (2ème au Fastnet)
  • 8ème en IRC 4 sur 70 bateaux (1er au Fastnet)

Félicitations à Trading Advices.com , nos amis brestois, venus pour gagner, qui au passage du Fastnet, se sont dit, c’est fini Adeosys a gagné (plus de 5h d’avance), mais n’ont rien lâché, grapillé miles par miles pour finir 15 minutes derrière nous.

Petites anecdotes :

  • La 1ère nuit, j’ai volé de la table à carte sur la cuisine. Bobo à la tête, du sang partout…
  • Empannage avec le stick (pièce qui permet de tenir la barre), qui se désolidarise. Un peu déconcertant lors de la manœuvre.
  • Pour sa seconde participation, David n’a encore pas pu voir le Rocher du Fastnet, peut-être que pour gagner, il faut le voir ?

Au final, le Fastnet aura confirmé que c’est une course dure. On s’est même dit avec David, jamais on ne revient en double sur un si petit bateau… Mais le JPK10.10 est vraiment un très bon bateau de près dans la brise, la piaule…. On reste sur notre faim, étant passé tout proche de le gagner. On va donc revenir !