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Trinité Cowes 2023

Trinité Cowes 2023

Départ dimanche à 17h à la sortie de la Trinité-sur-mer. Nous sommes 59 bateaux en double.

On sait que la météo ne sera pas simple mais nos routages annoncent une course en 1 jour et 20h. On avait dit compliqué et bien cela va être le cas, on va mettre 2 jours et 7h !

Sortie de la baie de Quiberon, assez simple, on le courant avec nous, il faut rester avec. Puis direction Groix, il faut privilégier la droite du plan d’eau car le vent doit tourner, mais passe-t-on au nord ou au sud de Groix ?

On va prendre l’option du sud. Un petit dévent à l’approche, nous ralenti puis on repart. On suit les concurrents et à mi-chemin, il s’avère que c’est au nord que c’est payant…. Mais les heures passent et finalement, cela aura payé de passer de passer au sud.

Puis, c’est au tour du passage des Glénans, au sud, au milieu, au nord…. ? On passera au nord, très payant au début puis à nouveau plus les heures passent, plus on voit qu’au sud, c’était mieux….

Approche de la pointe de Penmarc’h, on se retrouve avec tous les bateaux… nouveau départ, avec très peu de vent et le courant contre ! Ceux qui vont sortir devant seront ceux qui auront fait du large, où réussi à serrer la côte ; ils sont 5 (2 au large, 3 à la côte), on les aura en visu toute la course, mais ils seront devants.

Puis, c’est au tour de gérer le passage du Raz de Sein (vu la perte de temps dans la nuit, on ne doit plus buter dans le courant au passage, mais encore faut-il y arriver à temps) et la longue baie d’Audierne à traverser contre le contre et avec peu de vent. A mi-chemin, nous sommes 18ème !
Nous allons privilégier de passer à une bonne distance de la Plate du Raz de Sein pour être dans le maximum de courant, cela va payer. On est parfaitement à l’heure, plus qu’à courir au plus vite au Four (dernier point au nord du Finistère), pour ne pas prendre le courant contre. La traversée, se fera sous génois, puis A3 (grand spi symétrique), puis génois, puis A3. Tout cela sur une route directe, pour dire comme le vent changeait en direction et en force.

Passage du Four, au lieu de faire comme beaucoup, on privilégie, le courant au lieu de faire du nord. Très payant au début, cela sera dur par la suite.

On vient de rentrer dans la traversée de la Manche. Tout se fera sous grand spi S2, du bon, du moins bon, au passage du DST des Gasquet (zone de passage des cargos) que l’on doit respecter, on a un nouveau fichier météo. Le vent doit tourner. On va bosser notre routage à 2, on prend notre temps…. Et on part se positionner au maximum à la droite de tout le monde pour augmenter l’effet de levier. Vers 17h, le front arrive, on voit le nuage progresser vers nous, nous avons du 205°, 210°,…230°, 235°, on empanne et hop du 275°, le nuage passe, on est dans le timing. On recolle à nouveau les bateaux devants (encore quelques miles devant nous, mais bien moins qu’avant).

Arrivés sur les côtes anglaises, c’est peu de vent et pluie…. Pas du plaisir. On va même en fin de journée se retrouver dans la pétole sous la pluie, à attendre. Or il faut que nous soyons dans les temps pour rentrer dans le Solent car sinon, face au courant cela sera très compliqué. Il faudra plus de 2h avant que le vent ne revienne. On capte à nouveau de la 4G, on regarde les classements au mieux on peut faire 4 mais si cela dure, on peut faire une place de 6 car devant, eux ils avancent.

Les fichiers météo nous annoncent du vent jusqu’au bout qui doit forcir. On cherche notre trajectoire pour pouvoir garder tout le long notre grand spi. Mais après le passage des Needles (Pointe de l’ile de Wight), on prend un grain à plus de 35 nœuds. Le bateau part au tas, on casse la balancine de tangon, et c’est dans l’urgence que l’on doit affaler le spi pour ne pas se retrouver sur les cailloux, heu ! la falaise ! On renvoi le génois, le grain continue, et on rentre dans le Solent à plus de 14 nœuds de vitesse, le courant est bien avec nous. On hésite à renvoyer notre grand spi, mais les éclairs que l’on voit à la côte, ne nous donnent pas envie de pendre un risque. On finira sous grand génois, à se placer au mieux dans la veine de courant et à essayer de grapiller les minutes si précieuses pour gagner quelques places.

Passage de la ligne à 0h34 après 2 jours de course. On pense être 4ème, puis le résultat sort et pour 48 seconde après 50h de course, on récupère la place de 3ème à nos amis Vincent et Antoine qui naviguaient sur le JPK 1010 Papillon qui ont fait une très belle course.

Un grand BRAVO à ADHOC (Jean-François CHERIAUX et Alain PERON), sur JPK 1010 qui ont fait une course magnifique, toujours devant, toujours les bons choix.

 

Courses des iles 2023 : 30 bateaux en solitaire

Courses des iles 2023 : 30 bateaux en solitaire

1er jour : Départ lundi de Piriac sur Mer pour rejoindre l’Herbaudière sur L’ile de Noirmoutier en contournant le parc éolien de Guérande.
Très mauvais départ, du mauvais côté de la ligne et le vent tourne au moment du départ… A la bouée de dégagement (bouée située face au vent), je suis vraiment mal placé. La descente sous spi se passe plutôt bien et je récupère des places mais le dernier bord sous Code 0 ne sera pas du bon. On commence à savoir que notre code 0 ne fait pas l’affaire. Résultat 7ème.

2ème jour : Départ de Noirmoutier pour rejoindre l’ile d’Yeu en faisant le tour
Bon départ, direct sous spi, j’ai trouvé une place où je suis bien dégagé du vent avec un meilleur angle que ceux partis en serrant à terre, mais je ne suis pas du côté où cela passe. Arrivé sous spi à l’ile d’Yeu, j’anticipe fortement le futur angle serré pour garder le spi, et c’est parti pour une superbe remontée. Beaucoup de bateaux ne tiennent pas leur spi et ne font plus du tout la route, alors que pour moi tout se passe bien. Affalage tendu mais réussi, je suis toujours au plus prêt de la côte et donc bien protégé du courant… je vais continuer de tricoter le long de la côte sous génois et doubler beaucoup de bateaux. Résultat 2ème

3ème jour : Départ de l’ile d’Yeu pour rejoindre l’ile de Ré.
Bon départ, là où je veux. Je respecte mon routage avec un petit décalage de 30 minutes car la bascule de vent met du temps à arriver. Je suis le 2ème bateau (derrière Grassi Bateaux) à virer direction les sables pour éviter d’aller me mettre dans un gros trou de vent qui nous ferme la route. A 12h, je suis aux Sables d’Olonne et j’ai pris la tête de la course avec beaucoup d’avance. Je vais longer au plus près la côte à chercher les zones de vent et me protéger du courant. Mon avance ne fait que croitre…. Puis vient le moment de traverser pour rejoindre L’ile de Ré.
Je regarde la prochaine marque et me dis « C’est quand même osé de nous faire contourner la prochaine marque, car il y a des cailloux juste derrière ». A l’approche de la marque Grassi Bateaux cherche à me joindre à la VHF mais je suis dans un champ d’algues et trop occupé à trouver le moyen de passer. Puis, nouvel appel VHF mais, là il faut vraiment que j’empanne. Puis nouvel appel VHF, mais c’est Adrena (mon logiciel de navigation qui plante) or je suis tout près des cailloux. Une fois tout cela, j’appelle Grassi Bateau qui m’indique que la marque devait être laissée à tribord et non à contourner. Dépité, je peste sur les instructions pas claires,…. râle, m’énerve contre moi-même et me punis en ne faisant pas demi-tour (après repasser dans les cailloux, c’est un 2ème risque). Résultat : non classé.
En fait, j’ai tout simplement, mal lu et donc mal renseigné mes informations dans mon logiciel de navigation. Quand on connait mon niveau d’exigence et de rigueur… C’est compliqué à avaler !

4ème jour : Course de nuit, départ de l’ile de Ré pour rejoindre Pornic.
Bon départ. A la bouée de dégagement, je suis 3ème, puis le vent fait de plus en plus de caprice… tout le monde le cherche, un coup à toi, un coup à moi. Je décide d’aller chercher le vent au large, et au début, c’est vraiment payant. Mais milieu d’après-midi, un groupe de 4 bateaux au milieu touchent plus de vent et se sauvent un peu. Je passerais le reste de la journée, de la nuit à les avoir en ligne de mire sans pouvoir les rejoindre mais en gardant une très bonne position… jusqu’à 2 miles d’arrivée, où je me retrouve sans vent à voir tous les bateaux de derrière revenir, passer à gauche, à droite…. Je vais mettre plus d’une heure pour passer la ligne : Résultat : 8ème

Au final, j’aurais passé une superbe semaine d’entrainement en solo. C’est ce que j’étais venu chercher avec beaucoup de manœuvre, de changement de voile… trouver des solutions sur certains angles de vent où j’avais encore du mal à trouver une bonne vitesse.
Mais resterais frustré de ma bêtise de parcours car je finis 10ème  avec 56 points dont 31 points sur la manche que j’avais en poche ! C’est-à-dire que normalement j’aurais dû avoir 25 points, c’est la place du 3ème… Et peut-être que j’aurais cherché à me battre un peu plus sur la dernière manche !

Pour autant, bravo Olivier « Grassi Bateaux », qui finit 3ème, car on s’est battu l’un contre l’autre, toute la semaine ensemble en prenant les mêmes options.

Armen Race Uship 2023

Armen Race Uship 2023

1ère course au large de l’année pour notre duo depuis la Cap Martinique !

72 bateaux sur la ligne de départ…

Le parcours 310 miles  : Sortie de baie de Quiberon, aller chercher deux points virtuels au large de l’ile de Sein (un peu plus bas que le phare de l’Armen), retour en faisant le tour de l’Yeu. 310 miles

On part, jeudi à 14h25 et notre routage nous indique un retour pour samedi à 7h30 (soit 2 nuits complète en mer)

La sortie de la baie de Quiberon s’annonce compliquée avec peu de vent…. Tout le monde est chaud sur la ligne pour se positionner au mieux et avoir un vent au plus frais (c’est-à-dire, non pollué par tous les bateaux autour)… le spi dans le balcon car il se peut que le départ soit sous Spi. Résultat : trop de bateau grillent le départ, et rappel général.

2ème départ, finalement, c’est bien le vent d’Ouest qui vient de s’établir et ce sera un départ classique sous génois, cela sera beaucoup moins compliqué que prévu. On prend un départ, dans les temps et bien dégagé.

On choisit de partir du côté de Quiberon, pour se protéger du courant montant, et les infos que nous avons-nous indique un peu plus d’air. Tout le long de la sortie de baie de Quiberon se passe plutôt bien, jusqu’au passage de la 1ère bouée, où un bateau nous gêne et nous empêche de faire ce que nous souhaitons (on aurait pu éviter de le laisser passer mais on aurait alors fait plus de route)….

Puis Chenal de la Teignouse, face au vent, contre le courant et tous les bateaux de toutes les sériés se sont regroupés (Plus de 250 !)… c’est pas simple, il faut surveiller, et sans cesse virer pour ne pas rester sous le vent d’un bateau ou faire un refus de tribord.

Sortie du Chenal, direction, plein Ouest… Euh, c’est un grand mot car le vent doit tourner et il faut aller cherche cette bascule. On fera donc du Nord-Ouest, puis du nord et à nouveau du Nord-Ouest, le temps que la bascule arrive. Fin d’après-midi, elle est là, nous sommes parmi les bateaux les plus au Nord de la flotte, donc dans les premiers à envoyer notre Code 0 (grand génois sur enrouleur)… et on est partis pour des heures, sur la même configuration (les petites siestes peuvent commencer). On passera juste sous l’Ile de Groix pour se protéger du courant, puis au Sud des Glénan en serrant la côte pour aussi de protéger du courant, puis la pointe de Penmarch pour aller cherche l’accélération du courant.

Passage à 4h30 du matin de la bouée Uship 1. Nous sommes avec tous les bateaux qui ont les mêmes vitesse que nous. Envoi du grand Spi S2. On descend plus cul (175° du vent) vers la bouée 2 (qui est juste 3 miles plus bas) et on passe tous les bateaux de notre groupe. A la bouée 2, nous avons pris la tête du groupe. Ce pose la question, passe-t-on sous A3 (grand Spi Asymétrique). Ce serait mieux pour aller vers Yeu mais on risque de ne pas respecter notre routage.

On garde donc notre S2, on fait route vers le Sud-Est pour rester avec du vent car il ne faut surtout pas faire route directe. Et on peut à nouveau faire des siestes que l’on va enchainer jusque début d’après-midi. Le vent tourne peu à peu et nous remet sur la route mais toujours un peu plus bas. Logiquement on doit arriver par-dessus à la route à l’ile d’Yeu mais comme on est en avance du routage, on reste juste dessous. Erreur, on aurait dû en fin d’après-midi passer sous Spi Asymétrique A3 et remonter afin d’anticiper la bascule de vent qui arrivera un peu plutôt et d’un seul coup et en plus le vent monte à plus de 20 nœuds. On tente de garder le grand Spi S2 mais on ne fait plus la route, on affale, on repasse sous Grand Génois, puis le vent rebaisse, on envoi le Spi Asymétrique A3 pour aller cherche la point Sud-Est de l’Ile d’eYeu.

On contourne l’Ile d’Yeu avec très peu de vent, contre le coutant… On sait que l’on va remonter vers l’arrivée, plus ou moins au près, cela va dépendre de l’orientation du vent qui doit être de plus en plus favorable. Il faut donc positionner nos virements au bon moment pour éviter de faire trop de route, surtout qu’il faut éviter la grand zone des éoliennes de Saint-Nazaire (qui sont sur le route).

La nuit sera froide, humide, très venté,… impossible de se reposer, impossible de ne pas rester à la barre car le pilote ne sera pas efficace… et quand tu est dehors, tu prends régulièrement des vagues qui viennent claquer contre la bateau et arroser tout le pont. En plus le vent tournant ne permanence, il faut aller régler le génois et là plus de protection… tu te fait arroser !

6h15 , nous passons la ligne au levé du jour. On est bien rincé et content d’arrivé.

Nous finirons 5ème sur 72 bateaux. Une très belle performance vu le niveau des duos ! On finit pour beaucoup avec les équipages partis, juste 10 minutes après nous.

Félicitation à Thomas Bonnier sur JUZZY. Je lui avais dit avant de partir, « logiquement tu as le bateau pour gagner vu les angles de vent » et bien il l’a fait !

Gascogne 45/5

Gascogne 45/5

Depuis ma course en solitaire Pornic – Baiona – Pornic (2019), quelques mois après avoir reçu Raphaël, je n’avais plus du tout couru en solitaire sur plusieurs jours et aucun entrainement en solo. Une reprise pour se préparer à la Cap Martinique 2024.

16h, lancement procédure de départ. C’est tendu : 82 bateaux sur la même ligne de départ «  des équipages, des duos et des solos ».  Et pour autant, chaque équipage se bat pour prendre un bon départ, résultat 1ère procédure annulée, une seconde est relancée.

16h20, nous voilà partis pour au minimum 2 nuits en mer avec une météo très incertaine.

Très bon départ pris. Le bateau est dur à lancer car il y a vraiment peu de vent et cela va durer toute la sortie du Pertus d’Antioche, mais le bateau est dans ses targets… mais une 1ère erreur, il fallait serrer l’ile d’Oléron.

Une fois  sorti, les routages indiquaient qu’il fallait plonger plein sud pour garder du vent et surtout en avoir cette nuit. 2ème erreur, au passage de la point de l’ile d’Oléron, envoi du Grand Spi Asymétrique A3. Il y a plus d’air que prévu mieux orienté, j’oublie mon routage et apprécie tout simplement le plaisir de voir le bateau glisser tout seul.

Le reste de la course, je ne vais pas arrêter de faire des changements de voile, S2, A3, code 0, A3, génois, code 0,… et passer mon temps à me battre pour récupérer ma 2ème erreur et gagner des places.

Au final, je finirai 7ème sur 23 bateaux en solos.

Félicitations à Régis VIAN « CMG Groupe EJ » qui a réussi à tenir l’assaut de tous les Rochelais pour gagner la course.

Objectifs remplis : retrouver un peu ses marques en solo et prendre plaisir à naviguer en solo …

Mais il va falloir trouver une solution pour que je respecte mes routages !

Convoyage pour la Gascogne 45/5

Convoyage pour la Rochelle : Lundi 24 avril, départ 6h du matin et arriver au port à 22h30

1ère navigation de l’année en solo avant de prendre le départ de la Gascogne 45/5.
10 à 20 nœuds de vent. Pas très amariné, j’ai nourri les poissons. Puis pour la énième fois, sous A3 (grand spi asymétrique), j’ai explosé ma delphinière.

Un grand MERCI à Olivier qui a mis son équipe sur la préparation d’une delphinière de Sun Fast 3200 pour l’adapter à mon bateau en un temps record. Moins de 2 jours et une nouvelle delphinière est en place. Merci Grassi Bateau https://www.grassibateaux.com/

Journée de mardi : télétravail, finition des préparations du bateau, contrôle sécurité,… Tout est bon

Journée de mercredi : télétravail, lecture des instructions de course, rangement,…. Et les briefings météos